
Depuis le 24 avril 2026, une nouvelle étape a été franchie pour les mobilités douces dans la métropole avec la mise en service d'une nouvelle passerelle entre Tours et Saint-Avertin.
Un projet attendu pour répondre aux enjeux de mobilité
Depuis 2020, une piste cyclable provisoire a été mise en place sur le pont d’Arcole, attirant plus de 500 cyclistes par jour en moyenne en 2024. Cependant, cet aménagement temporaire ne répond pas pleinement aux besoins de sécurité et de confort pour les usagers. De plus, avec ses 23 000 véhicules, dont 1 500 poids lourds, le pont d’Arcole constitue une infrastructure stratégique à l’échelle métropolitaine, combinant circulation automobile, modes doux, convois exceptionnels et transports en commun.
Cette passerelle dédiée vise ainsi à :
- Réattribuer la voie cyclable actuelle du pont d’Arcole à la circulation automobile ;
- Proposer un franchissement sécurisé, continu et confortable pour les piétons et cyclistes ;
- Accueillir l’itinéraire cyclable n°3 du réseau métropolitain Vélival ;
- Renforcer les connexions entre Saint-Avertin et Tours, notamment vers la gare de Saint-Pierre-des-Corps et la Zone d’activités des Granges Galand.
Ce projet représente un investissement de 6,6M€. Ce financement est soutenu par une subvention de 2,5M€.
Les caractéristiques techniques de la passerelle
- Longueur : 250 mètres environ.
- Largeur utile : 5 mètres (2 mètres pour les piétons rive est et 3 mètres pour les cyclistes rive ouest).
- Structure : 6 piles alignées avec celles des ouvrages existants.
- Localisation : à 20 mètres à l’est du pont d’Arcole.
Un projet construit dans un cadre légal et concerté
Ce projet a été élaboré selon les exigences légales et réglementaires, en s’appuyant sur plusieurs étapes préalables :
- Études de faisabilité (années 2000) : plusieurs fuseaux de passage ont été envisagés pour définir l’implantation optimale.
- Études préliminaires (fin 2022 – début 2023) : un fuseau à proximité du pont d’Arcole a été retenu, avec l’exploration de plusieurs solutions techniques.
- Concertation publique (12 avril – 12 mai 2023) : 110 observations ont été recueillies, avec une majorité d’avis favorables.
- Études AVP/PRO (2023-2024) : la solution d’une passerelle indépendante a été validée.
- Notification des travaux (fin 2024) : Groupement EIFFAGE Génie Civil et GAGNE.
Ces étapes ont permis de garantir une solution adaptée aux enjeux de mobilité et respectueuse des contraintes techniques, environnementales et financières.
>> Voir le bilan de la concertation publique
De forts enjeux environnementaux
De par son implantation dans le Cher, une attention particulière a été portée aux modalités de travaux afin de préserver l’environnement. Cela s'est traduit notamment par la mise en place de la démarche « éviter, réduire, compenser » (ERC), depuis la phase d'étude et pendant les travaux. Cette démarche a notamment pour objectif d’éviter les atteintes à l’environnement et de réduire celles qui n’ont pu être suffisamment évitées.
En concertation avec la Préfecture (Direction Départementale des Territoires – DDT) et l’Office Nationale de la Biodiversité, Tours Métropole Val de Loire a défini une liste de mesure à respecter pour préserver le milieu naturel pendant les travaux. Ces dispositions ont fait l’objet d’un arrêté préfectoral.
Un autre enjeu fort du projet a concerné le système d’endiguement du Cher. En effet, sur cette section, les rives du Cher sont bordées de digues permettant de préserver le territoire en cas de crue. Afin de ne pas impacter ces ouvrages de protection, les extrémités de la passerelle ont été implantées sur la partie haute des digues.