
La qualité de l'air constitue un enjeu important en matière de santé publique, que la Métropole a inscrit dans le cadre d’un Plan de Protection de l'Atmosphère, partagé avec les autres acteurs publics et soumis à enquête publique en 2014. Il contribue notamment au renouvellement du parc de chauffage, à la mise en place des plans de déplacements d’entreprises et d’administrations, à la réduction des pollutions industrielles, ou encore à la promotion des bonnes pratiques en matière agricole.
L'indice ATMO, c'est quoi ?
L'indice ATMO traduit chaque jour la qualité de l'air selon 6 qualificatifs : « Bon », « Moyen », « Dégradé », « Mauvais », « Très mauvais » et « Extrêmement mauvais », chacun associé à une couleur distincte, du bleu ciel jusqu’au violet.
Défini par l'État et calculé par Lig'Air pour chaque commune de la Métropole, il agrège les concentrations de 5 polluants réglementés mesurées ou modélisées dans l'air ambiant :
- particules fines (PM10, PM2.5),
- dioxyde d'azote NO2,
- ozone O3
- dioxyde de soufre SO2
Comme la météo, il se consulte et se prévoit : aujourd'hui, demain et après-demain.
>> Je consulte l’indice ATMO de ma commune

L’indice Pollen, c’est quoi ?
L'indice Pollen traduit chaque jour le risque allergique lié aux pollens présents dans l'air, selon 6 niveaux : « Très faible », « Faible », « Modéré », « Élevé », « Très élevé » et « Extrêmement élevé », sur une échelle inspirée de celle de l'indice ATMO, du bleu ciel jusqu'au violet.
Actualisé à l'échelle communale, il est calculé par Lig'Air à partir de la surveillance des 6 espèces allergènes majeures :
- bouleau,
- aulne,
- graminées,
- armoise,
- ambroisie,
- olivier
Comme la météo, il se consulte et se prévoit : aujourd'hui, demain et après-demain. Les prévisionnistes combinent données météorologiques et modélisation pour publier l'indice du jour, jusqu'à J+2 — de quoi anticiper les pics de pollens et adapter son traitement et adapter ses comportements.
Qui surveille l’air et comment ?
En région Centre-Val de Loire, la surveillance de la qualité de l'air est assurée par Lig'Air, l'association agréée par le ministère de la Transition écologique.
À Tours Métropole, elle exploite les données de 4 stations de mesure fixes (trafic, urbaines, périurbaine) qui analysent en continu les principaux polluants :
- particules fines (PM10, PM2.5),
- dioxyde d'azote NO2,
- ozone O3
- dioxyde de soufre SO2
Ces mesures alimentent des modélisations numériques qui cartographient la pollution sur tout le territoire, y compris là où il n'y a pas de capteur.
Chaque jour, les prévisionnistes de Lig'Air combinent les données des stations, les prévisions météorologiques de Météo-France et les simulations de modèles pour publier le bulletin quotidien : l'indice ATMO du jour, celui de demain et, le cas échéant, la prévision d'un épisode de pollution.
D’où viennent les polluants atmosphériques ?
L'air que nous respirons n'est jamais pur à 100 %. Il peut être contaminé par des polluants d'origine naturelle (végétation, sable, pollens) ou humaine (transports, chauffage, agriculture, industrie).
Émis près du sol ou des toits, ces polluants ne restent pas sur place : portés par le vent, ils parcourent parfois plusieurs kilomètres, se transforment en chemin — l'ozone se forme ainsi sous l'effet du soleil — avant d'être inhalés ou de retomber sur les sols et le bâti.

Sources : Lig’Air via ODACE, 2022. *Légende : PM10/PM2.5 = particules fines ; NOx = Oxydes d’azote ; NH3 = Ammoniac ; SO2 = Dioxyde de soufre ; COVNM = Composés organiques volatils non méthaniques.
Les principaux polluants surveillés par Lig'Air :
- Particules fines (PM10, PM2.5) — Sources : chauffage au bois, trafic routier, agriculture (épandage, travail du sol), industrie.
- Dioxyde d'azote (NO₂) — Source principale : trafic routier, concentré le long des axes.
- Ozone (O₃) — polluant « secondaire » : non émis directement, il se forme par réactions chimiques sous l'effet du rayonnement solaire ; pics l'été, en périphérie des villes.
- Dioxyde de soufre (SO₂) — Sources : combustion de charbon et fioul lourd (industrie, chauffage collectif).
>> J’accède aux fiches de Lig’air sur les polluants atmosphériques
Pourquoi la pollution s'accumule certains jours ?
La météo joue un rôle déterminant : le vent et la pluie dispersent et lessivent les polluants ; le soleil fabrique de l'ozone l'été ; et l'hiver, une inversion de température crée un couvercle d'air froid au sol sous lequel les polluants du chauffage et du trafic restent piégés — d'où les pics de particules des journées anticycloniques.
Recevoir les alertes
Lig'Air met à disposition des services gratuits d'information. Inscrivez-vous au bulletin de prévision et recevez une alerte en cas de pic de pollution ou d'épisode de pollens.
- Prévisions d'indice ATMO (J à J+2) — par e-mail
- Sentimail' Qualité de l'air — par e-mail
- Messag'Air Qualité de l'air — par SMS
- Alertes Qualité de l'air — par e-mail
- Sentimail' Pollens — par e-mail
- Messag'Air Pollens — par SMS
L'inscription se fait en quelques minutes sur le site de Lig'Air — et vous adaptez vos déplacements, vos activités sportives ou votre traitement dès la veille.
Et l'air intérieur ?
Nous passons plus de 80% de notre temps dans des espaces clos - habitat, travail, écoles, commerces ou encore transports. Pourtant, l’air que nous y respirons peut être jusqu’à 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur.

Source : Guide « un air chez soi », ADEME, mai 2015
Tabac, produits ménagers, bougies et encens, cuissons, peintures, moisissures : à l'intérieur, les sources de pollution s'accumulent dans un volume d'air limité, sans le vent pour les disperser. Résultat : des effets qui vont de la simple gêne (odeurs, irritation des yeux, maux de tête) à l'aggravation d'allergies et de maladies respiratoires.
Ma santé, l’environnement et l’air
Pour la santé
Ce n'est pas seulement lors des pics : c'est la pollution de fond, répétée jour après jour, qui pèse le plus sur la santé. Chaque année en France, 40 000 décès prématurés lui sont attribuables.
Les particules fines pénètrent profondément dans l'organisme — poumons, sang, cœur — et aggravent l'asthme ainsi que les maladies cardiovasculaires et respiratoires. Les personnes fragiles — enfants, femmes enceintes, seniors — sont les premières concernées.
Pour l'environnement et l'économie
Les polluants ne restent pas dans l'air : ils retombent aussi sur les sols et les eaux, les acidifiant et les enrichissant excessivement en nutriments — un phénomène qui rogne les rendements agricoles.
Ils attaquent également le bâti : noircissement des façades par les dépôts de particules, corrosion des surfaces calcaires du patrimoine. Un coût que l'on retrouve dans les budgets de restauration — et dans les champs.
Ce que fait la Métropole de Tours
Tours Métropole Val de Loire agit à toutes les échelles pour réduire la pollution de l'air, avec deux documents cadres qui structurent son action.
Le Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA), approuvé par arrêté préfectoral en janvier 2024, fixe les actions à mener d'ici 2030 pour faire baisser les émissions des polluants prioritaires — oxydes d'azote, particules fines et composés organiques volatils. Il regroupe 26 actions réparties dans quatre thématiques : mobilité, résidentiel, activités économiques et surveillance.
>> Plus d'informations sur le PPA
Le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET), adopté en 2024, est la réponse locale de la Métropole aux enjeux globaux du dérèglement climatique : ce document stratégique de long terme vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre, développer les énergies renouvelables et adapter le territoire — un plan dans lequel la qualité de l'air est étroitement liée aux enjeux énergie et climat, puisque les mêmes activités (trafic, chauffage) émettent à la fois polluants et gaz à effet de serre.
